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03.06.2008
Inland Empire
Un peu de cinéma... article dePierre-Yves, lepetit frangin

Inland Empire, de David Lynch.
Le cinéma est l’un des arts majeurs du siècle précédent, et certainement, l’art qui dominera celui qui s’ouvre. Néanmoins, nous sommes forcés de constater que deux types de cinéma se font face aujourd’hui : le cinéma au sens noble du terme, le cinéma d’Art. Et le second type, moins noble mais bien plus rentable, le cinéma commercial. Il est bien difficile de déterminer dans quelle mesure un film est artistique ou commercial. Avec David Lynch, pourtant, le trouble, les interrogations dans lesquel nous laissent son cinéma, son esthétique, ne nous permettent pas, ne serait-ce qu’une seule seconde, de nous tromper : David Lynch est un artiste, son cinéma un Art. Mullholand Drive, Lost Higway, Blue Velvet, sont autant de chefs-d’œuvre qu‘il a livrés à l’Humanité. Sa dernière réalisation, Inland Empire en est un nouveau. C’est pour cela que nous avons décidé de vous le présenter.
Hollywood, milieu affectionné par David Lynch, en est le centre. Nikkie, une actrice de renom, espère parvenir à jouer dans un film qui lui semble tout simplement parfait. Sa nouvelle voisine, une Polonaise, vient lui rendre une visite de politesse. Là débute une action dans laquelle le spectateur est emporté, qui ne lui laisse aucune répit. Les unités de temps, d’espace, d’histoire, sont continuellement rompues. Ainsi, lorsque l’étrange Polonaise annonce d’une voix assurée que Nikkie sera prise pour ce film qu’elle désire tant jouer, et qu’une « putain de tuerie » y prendra place, l’engrenage est lancé. Un engrenage duquel elle ne pourra, tout comme le spectateur, plus sortir. Le centre de l’intrigue est la multiplicité des cercles temporels, des cercles spatiaux. La circularité de Lynch est l’élément essentiel du trouble qu’il nous apporte. Un trouble on ne peut plus positif. Car qui dit trouble dit réflexion. La Vie, la Mort, le Temps, la Société, tout y est, et tout peut y être élément de réflexion. Penser et admirer. Tel doit être le spectateur doit être devant ce grand artiste qu’est David Lynch, devant ce grand film qu’est Inland Empire. Film exigeant, déroutant, troublant, loin de tout ce qu’on nomme si facilement “cinéma”... Ce ne sera pas un moment de pure distraction, mais il vous laissera sur la rétine des images fortes, des sons lancinants –car Lynch est aussi musicien.
C’est donc avec espoir que nous vous conseillons ce film pour cet été. La contemplation des Beautés n’y est-t-elle pas plus forte qu’à tous les autres moments ? Alors, contemplez ce chef-d’œuvre de cinéma. Beauté, Pensée. Tel doit être l’Art et tel il est, merveilleusement, ici.
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Commentaires
L'art a une pensée si vaste...
L'art est peut-être sous tes doigts
L'art est peut-être sous ton TOI
Sa perception n'en est pas moins visible
Que ton oeil le perçoit
Place à l'oeil
Place à TOI.
Ecrit par : l'artiste... | 03.06.2008
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